Tierless
Négocier son TJM au renouvellement de mission
Guide · 15 octobre 2026 · 2 min
Quand en parler, combien demander, et l'argument qui porte vraiment : ce que coûte votre remplacement au client.
Le meilleur moment pour augmenter votre tarif n'est pas au début d'une mission, mais à son renouvellement. Le client vous connaît, il a vu votre travail, et vous remplacer lui coûterait cher.
Quand en parler
Six à huit semaines avant la fin de la mission. Plus tard, le client a déjà prévu le budget de la période suivante ; plus tôt, la question paraît prématurée.
Combien demander
Une hausse de 3 à 5 % passe le plus souvent sans difficulté. Sur un tarif de 600 € :
| hausse | nouveau tarif | gain par an, sur 200 jours |
|---|---|---|
| 3 % | 618 € | 3 600 € |
| 5 % | 630 € | 6 000 € |
| 8 % | 648 € | 9 600 € |
Votre meilleur argument : ce que coûte votre remplacement
Un nouveau consultant met plusieurs semaines à trouver ses repères : comprendre le projet, les outils, les personnes. Comptez une vingtaine de jours peu productifs. À 600 €, c'est 12 000 € payés pour une montée en compétence. Votre hausse de 5 %, 6 000 € sur l'année, coûte deux fois moins cher au client que de vous remplacer.
Les autres arguments qui portent
- Ce que vous avez livré, chiffré si possible : un délai tenu, un coût évité, un problème réglé.
- Le tarif du marché pour votre métier, que vous pouvez situer sur l'observatoire Tierless.
- L'élargissement de votre rôle depuis le début de la mission.
Comment le formuler
Simplement, par écrit, avant la discussion : « Pour la prochaine période, je vous propose un tarif de 630 € par jour, au lieu de 600 €. » Une phrase, un chiffre, pas de justification à rallonge : les arguments viennent si le client pose la question.
Si c'est non
Demandez ce qui permettrait une révision, et à quelle échéance. Un refus aujourd'hui avec une date de révision vaut mieux qu'un renouvellement sans perspective.